Nos trois expositions coups de cœur du mois de juin

Le Centre Pompidou rend hommage à Jacqueline Picasso

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Jacqueline et Pablo Picasso, David Douglas Duncan, 1957

          A l’occasion du trentième anniversaire de sa disparition, le Centre Pompidou rend actuellement hommage au sein de ses collections permanentes à Jacqueline Picasso (1926- 1986), dernière épouse de l’artiste. L’exposition proposée par le musée est brève mais riche et intense. En tout, ce n’est pas moins d’une dizaine de portraits peints et photographiques qui se dévoile à la vue du visiteur, lui proposant une immersion dans l’intimité du couple. Hiératique, frontale, en buste ou de trois quarts, Jacqueline s’expose sous tous les angles possibles. Sous le pinceau de son mari, elle abandonne durant les années 1950-1970 son statut d’épouse pour celui de modèle et entre dans le processus de création du génie espagnol. Celui-ci la dépeint à travers ses yeux, immenses et sombres ; c’est par eux qu’il dévoile son état d’âme, sa mélancolie, sa douceur ou sa gaieté enfantine. Une série de portraits accompagnée d’une galerie photographique à découvrir jusqu’au 5 septembre 2016 !

Au Centre Pompidou jusqu’au 5 septembre 2016
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 Paul Delvaux au Centre Wallonie-Bruxelles

Paul Delvaux- La Terrasse- 1979- Coll privee en depot au Musee dIxelles  -c- Paul Delvaux Foundation- photo-foto V Everarts- SABAM Belgium 201
 Paul Delvaux, La Terrasse, 1979

         Situé rue Saint-Martin, le Centre Wallonie-Bruxelles est de ces lieux qui mériteraient d’être davantage reconnus pour la qualité des rétrospectives qu’il présente et les conditions de visite excellentes que les grands musées nationaux peuvent lui envier. L’institution propose depuis le mois de mai, une exposition monographique poétiquement intitulée « Paul Delvaux. L’écho du rêve ». A travers un parcours thématique, celle-ci aborde les sujets de prédilection du peintre belge : la femme, le rêve, la mélancolie et la solitude et permet d’appréhender les principales composantes du courant surréaliste à travers l’univers singulier et énigmatique de l’artiste. Conçue en collaboration avec le Musée communal d’Ixelles (Bruxelles), l’exposition est à découvrir à Paris jusqu’au 19 septembre 2016 !

Au Centre Wallonie-Bruxelles jusqu’au 19 septembre 2016
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Amadeo de Souza-Cardoso au Grand Palais

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Amadeo de Souza-Cardoso, Guitar in labour, 1916

          La rétrospective que consacre actuellement le Grand Palais au peintre portugais Amadeo de Souza-Cardoso (1887-1918) était l’une de nos attentes de ce printemps, tant le propos est inédit et l’œuvre présentée inconnue du grand public. C’est à travers une scénographie sobre et bien pensée que le musée tend à faire découvrir au plus grand nombre la production picturale d’un artiste qui oeuvra activement à l’élaboration de la peinture moderne du début du XXe siècle. Tour à tour cubiste, futuriste et abstractionniste, Amadeo de Souza-Cardoso n’aura en réalité appartenu à aucun courant pictural précis. Tel est donc tout l’intérêt de cette exposition : présenter l’étendue et la diversité de l’œuvre d’Amadeo, un artiste qui n’a eu de cesse tout au long de sa carrière de mélanger les genres, les styles et les sources d’inspiration. Nous vous conseillons donc plus que jamais de vous rendre au Grand Palais pour découvrir l’œuvre de celui que l’on reconnaît aujourd’hui comme étant l’une des figures incontournables de l’avant-garde internationale.

Lire l’article consacré à Amadeo de Souza-Cardoso
Au Grand Palais jusqu’au 18 juillet 2016

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