UN CAFE AVEC AWA LY

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© Awa Ly

Awa Ly est une chanteuse aux inspirations multiples dont la force est de ne pas vouloir s’enfermer dans un genre musical. Son nouvel album Five and a feather est une belle illustration de ces propos mêlant la world music, le jazz, la folk voire et le rock.

Nous avons rencontré cette artiste qui promet d’être l’une des révélations de l’année 2016 !

  • Pour commencer, peux-tu revenir sur ton parcours musical et sur la naissance de ton nouvel album, Five and a feather ?

Mon parcours musical, professionnellement parlant, est assez récent dans la mesure où je vis de la musique depuis une dizaine d’années. Je suis à Rome depuis 16 ans maintenant et à mes débuts j’allais très souvent dans des clubs et je participais à pas mal de Jam Session avec des amis. De fil en aiguille, ils m’ont invitée à venir plus souvent et m’ont incitée à faire de la musique. La musique a pris de plus en plus de place dans ma vie jusqu’à ce que je m’y consacre totalement et que je démissionne de mon boulot. J’ai ensuite rencontré un très grand musicien, Massimo Grande, avec lequel j’ai écrit mes premières chansons et fait mon premier album composé uniquement de chansons originales en 2009. En 2011, j’ai sorti un EP en italien puis un autre EP en 2014 produit par Greg Cohen, contrebassiste de Tom Waits, de Lou Reed et de nombreux autres. Maintenant, il y a ce nouvel album que je considère comme un nouveau départ dans ma courte carrière et qui a été produit en France.

© Awa Ly / Saina Six

© Awa Ly / Saina Six

  • D’origine sénégalaise, tu es née en France et tu vis actuellement à Rome… De quelle manière ces différents univers influencent-ils ta production musicale ?

Je pense qu’effectivement cela influence ma musique parce que j’ai un univers musical très prononcé. J’ai une grande ouverture d’esprit et un véritable amour du mélange. J’essaie d’être la plus éclectique possible dans ma musique. Je ne veux pas qu’on me colle une étiquette précise. En dehors de cela, la musique a très tôt été présente dans ma vie. Mes parents sont de grands mélomanes, mon papa a une très grande collection de vinyles. Ils écoutaient de tout, de la folk anglo-saxonne, de la soul, de la musique africaine mais aussi des orchestres afro-cubains. C’est grâce à eux que je suis très curieuse musicalement.

  • Les sonorités africaines sont assez présentes tout le long de ton album. Qualifierais-tu ton album, d’un album de «musique du monde» ?

Tu as raison, les sonorités africaines sont très présentes parce qu’on a utilisé des instruments comme la Kora mais également le violon chinois par exemple. Il y a aussi différents styles de guitare dans cet album, de l’acoustique, du banjo, des guitares sèches… Donc en fait, il y a de la world dans le sens où je n’utilise des instruments qui ne sont pas uniquement occidentaux disons. Mais je les ai utilisés de manière un peu pop. Finalement, mon album n’est pas complètement world, pas complètement jazz, pas complètement pop, parfois un peu rock comme à la fin de Strangers. C’est un mélange qui me plait pour rester libre et ne pas être trop catégorisée !

  • Let you down est le premier single de ton nouvel album. Pourquoi avoir celui ce titre en particulier ?

C’est vrai que c’est toujours un peu compliqué de choisir un premier single pour un album. Là, je voulais un single qui soit une bonne introduction à mon monde et à ma personne dans le sens où ce morceau a l’avantage de renforcer beaucoup de sonorités. Let you down a aussi un rythme un peu chaloupé, qui me plaisait pour représenter l’album et qui contraste avec le texte qui parle de rupture.

  • Peux-tu nous parler de ton duo avec Faada Freddy sur la chanson Here ?

Je connaissais déjà Faada avec son groupe et ensuite il a explosé en solo en France. Je l’avais d’ailleurs vu au Trianon où il m’avait invité à le rejoindre. On avait donc l’envie de travailler ensemble. J’en suis vraiment heureuse parce qu’il a magnifié cette chanson, Here, dont les paroles sont assez dures en lui apportant de la légèreté.

Les indiscrétions du Contemporain

© Awa Ly / Le Contemporain

© Awa Ly / Le Contemporain

  • Ton dernier voyage ?

J’ai fait pas mal d’aller-retours entre Rome et Paris mais le dernier vrai voyage que j’ai fait et qui m’a vraiment marqué, c’est celui dans une petite île en Italie, qui s’appelle Alicudi. C’est une petite île de pêcheurs avec des maisons sans eaux courantes, sans électricité… J’y ai passé deux semaines où je me suis coupée de tout, où j’ai médité, je me suis reposée!

  • Ton dernier coup de cœur au cinéma ?

Mustang !

  • Ton dernier coup de cœur musical ?

C’est Vincent Segal et Ballaké Sissoko avec Musique de nuit. C’est vraiment magnifique, ça t’emporte tout de suite ailleurs.

  • L’artiste avec qui tu aimerais collaborer ?

Il y en a tellement mais je dirai, dans mes rêves les plus fous, Sting !

Awa Ly

Nouvel album Five and a feather au printemps 2016

Le 31 mars au Café de la danse à Paris

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