Un café avec Hyphen Hyphen

Times

© Hyphen Hyphen

Fort de sa Victoire de la musique, catégorie « Révélation scène », le quatuor niçois Hyphen Hyphen poursuit une jolie route avec leur album Times, sorti en septembre dernier. Nous avons rencontré le groupe avant leur concert au Krakatoa à Bordeaux pour une interview autour de son parcours, son album, sa manière de travailler mais aussi de ses inspirations qui vont de Disney à Beyoncé en passant par Joël Robuchon…

• Rappelons-le, vous avez gagné une Victoire de la musique, bravo !
Depuis, que s’est-il passé pour vous ? Est-ce que cela a vraiment changé quelque chose dans votre carrière?

Santa: Ca se passe super bien, on a beaucoup de travail et on est très heureux de ça. La tournée continue jusqu’à décembre et c’est vrai que les salles sont de plus en plus remplies, c’est la première tournée que l’on fait en tant que « tête d’affiche » donc c’est une petite étape pour nous.
Line: Là, on commence vraiment à attaquer les festivals et ça nous fait plaisir. On en a fait l’année dernière mais là on est sur des bonnes scènes et à de bons horaires, c’est super agréable de jouer devant plein de gens.
Adam: Ça nous a donné une visibilité énorme, on voit bien que les salles sont beaucoup plus remplies. C’était aussi hyper gratifiant pour nous de gagner cette catégorie « Révélation scène » vu qu’on vient vraiment de là !

• Avant votre nomination, les Victoires de la musique avaient une image positive auprès de vous ? Par rapport aux NRJ Music Awards par exemple… ?

Santa: Pour nous, c’est surtout une émission de reconnaissance par le métier, c’est un Award et ce qu’on veut ce sont les Awards donc ça nous va mais les NRJ Music Awards, ça nous va aussi (rires). Mais là, se voir récompenser de la part de la profession, c’était agréable !

• Vous avez beaucoup tourné, enchainé les dates de concerts… Avez-vous déjà réfléchi à l’éventuelle sortie d’un album live ?

Line: On en a parlé entre nous et c’est quelque chose que l’on aimerait faire.
Zac: Un jour… Mais aujourd’hui ça n’a plus vraiment de sens de sortir un album live, ce sera surement plus dans une autre forme, peut être un film, que simplement le son !

• Quand j’écoute votre album, je me dis que chaque chanson pourrait être un potentiel single… Comment avez-vous choisi les précédents?
Santa: Just need your love sonnait comme une évidence car c’est le plus pop en terme de compréhension populaire et on l’a aussi composé pour ça ; d’ailleurs on l’a longtemps appelé « l’hymne » ! Ca s’est fait aussi avec le label Parlophone qui nous aiguille beaucoup !
Zac: On voulait vraiment un morceau qui touche le plus de gens possible.
Line: Nos amis et la famille aussi nous aident beaucoup, on voit leur réaction par rapport aux morceaux !

• Vous avez déjà une idée de votre prochain single?
Santa: Le prochain, ce sera un single remix qui tourne déjà sur Virgin Radio, c’est Stand back remixé par Domenico Torti et là, on est en train de monter le clip qui est déjà tourné !

• Pourquoi cette chanson alors ?
Santa: Parce qu’on voulait un single qui sorte avant l’été et qui soit une chanson assez estivale. Elle fonctionne bien en live, les gens dansent pas mal dessus, c’est cool !

• Pourquoi avez-vous appelé l’album Times qui n’est donc pas le titre d’une chanson de l’album ?
Santa: Oui, c’est vrai mais justement, on ne voulait pas faire ça !
Line: D’ailleurs, je suis souvent déçue quand un cd porte le nom d’une chanson par la chanson en elle-même.
Santa: En fait, on cherchait un mot qui soit assez universel, c’est un grand mot ! Chaque chanson explique un temps fort, avec un enjeux, ce sont des mini-scènes toutes aussi importantes les unes que les autres. On est fascinés aussi par le temps qui passe.
Line: On a beaucoup pioché aussi dans l’histoire de la musique, dans chaque décennie, de Nina Simone à Katy Perry !

 

• Est-ce que la culture, les arts en général, influencent-ils votre travail ?

Santa: Enormément, on se nourrit de beaucoup de médiums : d’images, de peinture, d’architecture, de cinéma… On aime bien se parler en images qui prennent souvent la place de la parole car on les trouve plus précises.
Zac: Une chanson, c’est une histoire. Quand on a un morceau abouti mais pas terminé, on s’explique entre nous les émotions que l’on aimerait tirer du morceau en s’aidant de films…
Line: On aime beaucoup Spielberg, Tarantino. Même les Disney nous permettent de traverser tout un panel d’émotions !
Zac: On est fascinés par tous les trucs qui procurent une émotion et pour nous, Beyoncé, c’est l’Everest… Bon jusqu’à 2010 parce qu’après c’est moins bien (rires)Sinon, on aime aussi Joël Robuchon…
Santa: Oui, j’adore la cuisine, il y a plein d’émotions qui passent pas la cuisine, c’est hyper important !

Les indiscrétions du Contemporain

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© Joanne Creton / Le Contemporain

• Le Festival français que vous rêvez de faire?
Line: J’aimerais bien jouer à Musilac. Il y a deux scènes immenses face à face et du coup tout le monde fait la course pour arriver devant.
Santa: Moi, c’est Solidays, j’adorerais y retourner pour le contexte, la cause.
Zac: On l’a fait trois fois et on serait ravis d’y retourner !

• Dernier coup de coeur live ?
Santa: On est assez exigeants… On revient de Brighton, du Great Escape Festival et il n’y a pas un groupe qui n’était pas bon. C’était hyper impressionnant. Ca nous a remis un peu les pieds sur terre même si ça s’est très bien passé pour nous !
Zac: Le live des Shoes aussi est très très efficace !

• Dernier coup de coeur littéraire ?
Santa: D’après une histoire vrai de Delphine de Vigan.
Zac: Paul Valéry.

• Un artiste que vous admirez et que vous avez eu la chance de rencontrer ?
Line: Beth Ditto ! On a pu parler avec elle, c’était dingue, elle est très humaine !

Hyphen  Hyphen
Album Times
En tournée dans toute la France

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